Test de provocation nasale (TPN)

Un test de provocation allergénique nasale est un test sans danger qui consiste à provoquer, dans des conditions contrôlées, une réaction allergique de la muqueuse nasale. Ce test permet de diagnostiquer la rhinite allergique.

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Maladies du nez, de la gorge et de l'oreille, chirurgie de la face et du cou

Comment se déroule le test ?

Au cours du test, nous appliquons un allergène sur la muqueuse nasale. Cela peut provoquer temporairement des symptômes allergiques, tels que :

  • un nez bouché
  • des démangeaisons
  • des éternuements
  • un écoulement nasal

Ces symptômes apparaissent généralement en quelques minutes et sont les plus intenses au cours de la première heure.

Le test dure environ une heure. Ce délai comprend également une période d'observation de 30 minutes après le test.

Avant le test

Avant le test, vous devez signer un formulaire de consentement éclairé. Vous y trouverez des informations sur le déroulement et les risques éventuels du test.

Le test est de préférence réalisé en dehors de la saison des allergies.

Certains médicaments peuvent influencer le résultat du test ou atténuer la réaction allergique. C’est pourquoi vous devrez temporairement arrêter la prise de certains médicaments avant le test. Si vous avez un rendez-vous pour un NAPT, vous recevrez, via le dossier médical en ligne Mynexuzhealth, des informations sur les médicaments à arrêter et le délai à respecter avant le test.

Vous pouvez continuer à utiliser vos inhalateurs pour l’asthme.

Pendant les 24 heures précédant le test, vous ne devez pas boire d’alcool ni de café, ne pas fumer et ne pas consommer d’aliments épicés.

Pendant le test

  1. Vous disposerez d’abord de 15 minutes pour vous acclimater à la salle d’examen.
  2. Nous vous interrogerons sur vos symptômes et vous demanderons de les évaluer à l'aide d'un questionnaire.
  3. Nous effectuerons quelques mesures de votre respiration nasale : un test de débit inspiratoire nasal de pointe (PNIF), une rhinomanométrie et une rhinométrie acoustique.
  4. Ensuite, vous recevrez deux bouffées dans chaque narine. La première fois, nous utiliserons une solution aqueuse comme témoin. À partir de la deuxième administration, nous introduirons l’allergène.
  5. Toutes les dix minutes, nous vous demandons d’évaluer vos symptômes et vos troubles. Avant et après chaque provocation, nous effectuons à nouveau des mesures de votre respiration nasale.
  6. Si une réaction allergique manifeste survient, nous arrêtons le test.
  7. À la fin, nous vous interrogeons à nouveau sur vos symptômes et effectuons une dernière mesure.

Après le test

Après la dernière administration, vous resterez encore 30 minutes sous surveillance médicale. Une réaction allergique peut parfois ne se manifester que plus tard. Si vous présentez une réaction après l’examen, veuillez le signaler à l’équipe soignante.

À la fin du test, on vous indiquera si le résultat est positif ou négatif. Votre médecin traitant ou le médecin qui vous a orienté vers cet examen recevra le résultat via le dossier médical électronique.

Dans quels cas le test ne peut-il pas avoir lieu ?

Le test ne sera pas réalisé :

  • si vous avez déjà subi un choc anaphylactique provoqué par l’allergène que nous souhaitons tester
  • si vous souffrez d’une infection des voies respiratoires supérieures
  • si vous souffrez d’asthme non contrôlé ou de bronchopneumopathie chronique obstructive
  • si vous souffrez d’une tumeur maligne ou d’une maladie auto-immune
  • si vous suivez un traitement d'immunothérapie systémique
  • si vous êtes enceinte

Dans certaines situations, nous reportons le test :

  • jusqu'à une semaine après une vaccination
  • jusqu’à 6 à 8 semaines après une intervention chirurgicale au niveau du nez ou des sinus
  • en cas de consommation récente de tabac, d’alcool, de café ou d’aliments épicés

Vous vous demandez si vous pouvez passer le test ? Parlez-en au préalable à votre professionnel de santé.

Y a-t-il des risques ?

Un test de provocation allergénique nasal est un test sûr. Il existe un risque théorique de réaction allergique grave. Selon la littérature médicale disponible, aucune réaction de ce type n’a encore été décrite après un TPAN.

Si une réaction grave venait toutefois à se produire, les médecins pourraient immédiatement administrer des médicaments pour la traiter.

Si vous présentez des symptômes graves dans les jours suivant l’examen, veuillez contacter l’infirmière spécialisée en allergologie.

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Dernière mise à jour : le 6 octobre 2026